J'ai adoré cette semaine en dehors du temps, entourée des fées, mes compagnes de voyage.

Nous avons beaucoup ri, les paysages sont fantastiques. J'ai perdu mes repères, j'ai repoussé mes limites et je suis revenue plus forte que jamais.

Catherine

 

 

Désert doré

Ta lumière me fait vibrer

Désert mystère

Tu m'enracines en terre

Désert habité

Tes beaux nomades m'offrent le thé

Désert immense

Tu m'imprègnes de ton silence

Désert rondeur

Ta chaleur me caresse en douceur

Désert inoui

Tu m'ouvres vers l'infini

Désert, dromadaire, dromadaire, désert reste au creux de moi comme un écrin de soie, comme un oasis de paix qui n'en finit pas de rayonner doucement, sûrement au plus près, au plus loin, vers l'inconnu du matin.

Martine

En une journée, ma peau de citadine occidentale a glissé dans le sable du désert. Je n'ai plus de travail, plus d'enfants, plus de préoccupations, plus de besoins à combler.

J'existe de tout mon être, de façon pleine et entière. 

Le souffle du désert me nourrit. Son silence m'apaise. Sa présence me ressource.

Je vis sans âge et sans époque. Je voyage hors du temps en me reliant à l'énergie universelle.

Une expérience unique et fantastique! A vivre sans modération.

Frédérique

Randonner dans le désert de sable, c’est comme naviguer sur la mer : immense étendue qui s’étire jusqu’à l’horizon, dunes ondoyantes, sable qui s’infiltre partout, dans les vêtements, dans les chaussures, dans les duvets.

Et puis, il y a les dromadaires...Les dromadaires, c’est comme un bateau : solides, ils portent tout ce dont nous avons besoin ; sans eux, nous coulons.

A la barre, Moussa, le plus ancien des chameliers ; son beau visage, buriné par le vent rayonne de sagesse. Dans le désert, on fait confiance aux anciens ; c’est eux qui savent et on les respecte.

Là aussi, la tempête peut sévir : le vent se lève, le sable tourbillonne, prend de la hauteur, le ciel s’obscurcit. Sans tarder, Moussa cherche un bivouac où nous serons moins exposés. Nous nous regroupons en cercle, visage caché derrière les chèches. Le téléphone arabe n’étant plus ce qu’il était, Mohamed, notre guide, appelle la base arrière .

Une heure plus tard, nous voici à l’abri d’une magnifique tente berbère. Le « Groupe de Paroles » peut commencer. Dès le premier soir, Marie-France et Céline nous ont fait entrer dans ce cercle magique. Petit à petit, des visages inconnus deviennent des personnes. Un lien commence à se tisser. A la fin de la randonnée, nous avons fabriqué un superbe tapis berbère, riche de nos personnalités, de nos difficultés, de nos envies, des changements que nous a apportés cette semaine au désert.

Le dernier soir, après le dîner autour du feu, Mohamed nous adresse une requête : ils ont bien repéré que nous avions des « Groupes de Paroles ». Et bien ce soir, ils veulent y prendre part. Chacune devra dire ce qu’elle pense de l’équipe des chameliers. Les éloges s’enchaînent, et puis, voilà que c’est le tour des chameliers de dire ce qu’ils pensent de nous. Moment magique. Il y a maintenant une communion entre eux et nous, dans cette nuit étoilée, autour du feu...

Il y aurait encore beaucoup à dire, car les souvenirs de cette expérience hors du commun restent bien vivants. Avec Marie-France et Céline, nous avons presque tutoyé les étoiles ! 

Béatrice

Séjour irréel,sublime tant par les paysages que par les rencontres dans le désert de M'Hamid à l'est du Maroc. Beaucoup d'énergies positives, de pensées bienveillantes, d'entraide, de partages et de rire. Cela m'a fait un bien fou!

Cécile

Le temps du désert

 

A l’aube, le désert est splendeur

Drapée d’un silence que seul le chant du vent ose violer

Mais soudain l’oiseau clame le réveil

Les chameliers s’affairent : le feu crépite, l’eau bouillonne,

Ils battent la galette, boivent le thé    

 

Toi, tu t’éveilles sous un ciel immense

Étonnée, tu ne sais plus rien, ni d’hier, ni de demain

Tu te déplies, tu te déploies, tu t’ouvres,

Tu t’emplis d’air, de thé, de pain, d’amitié

 

Tu vis tout le jour dans ce bonheur-là, celui d’avoir enfin le temps d’être avec toi, de réfléchir à qui tu es, accompagnée sur ce chemin par Céline et Marie France 

et puis de marcher, de rire, de contempler avec ceux qui marchent avec toi.

 

Dans la nuit profonde, le désert est voûte étoilée

          La terre est mystère

Toi, tu te retires en toi,

Dans ton espace, au chaud sous tes couvertures, tu interroges le ciel 

Pourquoi ?

En guise de réponse, seule,  ta grande joie d’être là.

 

Ce temps du désert reste et restera toujours présent en moi

                                                                                                      Odile 

Sahara, je t'emporte avec moi,

 

Autant de sable en ton sein, tant de petits grains de rien...

Qui sommes nous les humains?

Devant ta beauté, nous ne pouvons que te contempler...

Miroir de notre âme, tu es.

 

Immuable, et pourtant mouvant, tu vas au gré du vent qui modèle tes dunes.

Ton murmure à l'oreille nous apaise

Tes rondeurs maternelles nous rassurent

Tes ocres changeants du levant au couchant ravissent nos yeux.

 

Sahara, je t'emporte avec moi

 

Princesses du désert nous devenons,

Juchées sur tes dromadaires nous allons,

Bercées de leur pas lent et tranquille, guidées par tes hommes bleus,

Ton harmonie et ta douceur nous dilatent le coeur et nous connaissons le bonheur

 

Sahara, je t'emporte avec moi.

 

Et si un jour en chemin je m'égare, quelques grains dans ma main suffiront à me laisser

guider sur mon chemin d'étoile, et hisser la grand'voile.

 

                                                                                                           Marie-Françoise